Éléments de
rélexions :
- Des
journalistes d'investigation ?
Prix Albert Londres sur WikiPédia : regarder le nom des
lauréats en 1989 pour le prix audiovisuel
L'affaire 52 à la Une : extrèmement détaillée
avec des liens complémentaires : sur Les
pensées d'un mort
- Les propos de Patrick Lelay : copie des
news AFP
vendredi 9 juillet 2004, Le Lay : le
métier
de TF1 "c'est
d'aider Coca-Cola à vendre
son produit"
PARIS (AFP) -
Patrick Le Lay, PDG de TF1, interrogé parmi d'autres
patrons dans un ouvrage intitulé "Les dirigeants face au
changement" (Editions du Huitième jour), livre sa conception
de la télévision et estime que le métier de TF1
est d'"aider Coca Cola à vendre son produit".
"Il y a beaucoup
de façons de parler de la télévision.
Mais dans une perspective "business", soyons réaliste
: à la
base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre
son produit".
"Or pour
qu'un message publicitaire soit perçu, il faut
que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions
ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le
divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages.
Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain
disponible".
"Rien n'est plus difficile, poursuit-il, que d'obtenir cette disponibilité.
C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher
en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur
les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère,
se multiplie et se banalise".
"La télévision, c'est une activité sans mémoire.
Si l'on compare cette industrie à celle de l'automobile, par exemple,
pour un constructeur d'autos, le processus de création est bien
plus lent; et si son véhicule est un succès il aura au
moins le loisir de le savourer. Nous, nous n'en aurons même pas
le temps!"
"Tout se joue chaque jour, sur les chiffres d'audience. Nous sommes
le seul produit au monde où l'on "connaît" ses
clients à la seconde, après un délai de 24 H."
Les
associés d'EIM, société de conseil opérationnel,
ont interrogé une vingtaine d'autres dirigeants, outre M. Le Lay,
notamment Michel Bon (ex-France Télécom), Robert-Louis
Dreyfus (LD Com), Michel Pebereau (BNP-Paribas), Henri de Castries (Axa).
EIM souhaitait "prendre le pouls" de l'entreprise française "face à ses
nouveaux défis". Le livre, préfacé par le président
du Medef Ernest-Antoine Seillière, a été publié en
2004.
mardi 7 septembre
2004 : Patrick Le Lay qualifie sa déclaration sur Coca-Cola
de "caricaturale"
PARIS, (AFP) - Patrick Le Lay, PDG de TF1, s'explique sur sa
formule selon laquelle le métier de sa chaîne est de vendre à Coca-Cola "du
temps de cerveau humain disponible", estimant que cette formule "était
un peu caricaturale", dans un entretien à Télérama à paraître
mercredi.
M. Le Lay revient sur les propos tenus dans un ouvrage intitulé "Les
dirigeants face au changement" (Editions du Huitième jour),
où il était interrogé parmi d'autres patrons.
"
Ce n'était pas une interview officielle", affirme M. Le Lay à Télérama,
qui consacre un dossier à ce sujet, avec de nombreuses réactions. "Le
Medef m'avait appelé en me disant: on interroge des dirigeants d'entreprise
sur +le changement et le mouvement+. Je ne me souviens plus précisément
de cet entretien, mais, comme souvent, j'ai dû parler deux heures à bâtons
rompus et tenir ces propos pendant la conversation".
"
Je ne reconnais cependant pas le métier de TF1 dans cette formule
et je ne me retrouve pas dans les propos qu'on me prête: on me transforme
en marchand de cerveaux!", a-t-il poursuivi.
A la question de savoir s'il avait bien tenu ces propos, il répond
: "oui, sûrement. Je reconnais que cette formule était
un peu caricaturale et étroite. Mais, encore une fois, c'était
une conversation et j'ai l'habitude de forcer le trait pour faire comprendre
les concepts".
"
Le métier de TF1, c'est l'information et le programme (fiction divertissement,
sport, magazines de découverte). Nous sommes une grande chaîne
populaire et familiale dont l'objectif est de plaire à un maximum
d'audience", ajoute-t-il.
"
Nous vivons de la publicité, mais ce sont nos clients qui mettent
au point les spots que nous diffusons. En réalité, que vendons-nous
réellement à nos clients ? Du temps d'antenne", précise-t-il.
A la question de savoir s'il vend également une audience, il répond: "La
logique de TF1 est une logique de puissance. Nous vendons à nos
clients une audience de masse, un nombre d'individus susceptibles de regarder
un spot de publicité".
"
Pour les annonceurs, le temps d'antenne ne représente rien d'autre
que des +contacts clients+. De l'attention humaine. En particulier celle
de la fameuse ménagère de moins de 50 ans, largement décisionnaire
dans les achats de produits alimentaires, entretien ménager et de
beauté", ajoute-t-il.
Dans l'ouvrage "Les dirigeants face au changement", M. Le Lay
avait déclaré: "Il y a beaucoup de façons de
parler de la télévision. Mais dans une perspective +business+,
soyons réaliste: à la base, le métier de TF1, c'est
d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit".
"
Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau
du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont
pour vocation de le rendre disponible: c'est-à-dire de le divertir,
de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que
nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible",
avait-il ajouté.
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